Copenhague : Max le conférencier… de comptoir

16 décembre 2009

Si vous avez suivi les 3 derniers épisodes, vous savez donc que j’ai fait semaine dernière mes deux présentations au nom d’Oxfam sur le réchauffement climatique et la dette écologique. Voici ce que j’ai présenté (clarifions de suite, 99.99% du contenu des planches vient du dossier Oxfam):

Presentation Forum alternatif (cliquez dessus !)

Dans la partie commentaires (qui portent de créativité de ma part), vous avez aussi ce que j’ai lu en parallèle des planches et la dernière planche, je ne l’ai jamais exposée, c’était au cas où quelqu’un aurait des questions sur ce qu’est un gaz à effet de serre ou comment se fait le réchauffement climatique).

Pas de tambour, pas de trompette (en tous cas, pas celles de la renommée), on peut parler de relatif bide vu que j’ai eu respectivement un auditoire de 15 et 20 personnes (mais un seul ami, attention, pas de trucage non plus).

Voici ce que j’ai retiré de cette expérience :

1) un premier public composé d’étudiants, de profs et de 2 jésuites très sympas, tous ces gens ne connaissant pas en détail le sujet. Les réactions sont de l’ordre de la surprise, voire de l’incrédulité, de l’adhésion (“que peut’on faire ?”) et parfois, en contre-coup, du refus (l’appel à changer de modèle par rapport à la société de consommation créant même des rejets du type : “vous dites que tout le monde ne pourra pas avoir une voiture, une télé et un Iphone mais vous allez mettre au chômage ceux qui font des Iphone“). Globalement, si la situation au Sud a emporté l’adhésion (relativement normal, comme quand on montre un petit soudanais en train de mourir et qu’on parle de milliards d’euros à financer par les États, sommes qui n’évoquent pas grand chose pour nos quotidiens et porte-feuilles), c’est la discussion sur les changements de nos modes de vie qui a suscité les réactions les plus vives.

Si certains ont paru décidés à changer (manger moins de viande, moins chauffer, isoler, se déplacer différemment, manger local, bio et de saison, louer/échanger plutôt qu’acheter, acheter d’occasion plutôt que neuf, ne plus prendre l’avion…), d’autres ont réagi vivement par les 2 arguments classiques : “vous proposez un retour à l’âge de pierre” (Robert Hue invectivant Cohn-Bendit) ou “ce sont aux politiques de prendre en main le changement”.  S’en est suivie une discussion philosophico-religieuse sur le bonheur pour le premier point (j’ai beaucoup aimé le frère jésuite répondant à la personne préoccupée par les chomeurs ayant fait des iphone : “et bien, nous reprendrons la bêche, monsieur“) et sur ce que sait et peut faire un homme politique concernantle second. A débattre avec chacun d’entre vous à l’occasion (voir plus bas le kit de débat que je requiers)

Toujours est’il que j’ai retenu la conclusion. A la belle question : “Pouvez-vous finir sur une note positive ?”, il m’est venu spontanément de dire que les changements vers un mode de vie plus sobre et écologique étaient des changements qui allaient amener de l’humain, du lien social et du sens (AMAP opposé à Carrefour, voyages lents opposés aux tours organisés, vélos et transports en commun opposés à la voiture individuelle, etc…), ce qui est le grand manque des sociétés de consommation actuelle. Et bien plus je me le redis, plus j’y crois….  religieusement. En effet le corrolaire de cette réflexion est que ce qui nous manque par rapport à nos ancêtres, c’est la spiritualité et je suis de plus en plus convaincu que l’écologie est une religion…et qu’elle est devenue la mienne.

2) un second public composé de bons connaisseurs du sujet (on m’a corrigé plusieurs fois) mais le collectif organisant les ateliers se nommant “Collectif contre la Mondialisation Libérale”, les participants avaient un profil plus politique, dira t’on (mais pas vraiment militants UMPs). Là, pas de surprise, pas de découverte, mais une volonté de contribuer au débat par des interventions muries sur le sujet. Le débat a amené sur la table des questions comme :

- je fais beaucoup d’efforts personnels mais j’arrive en limite de mes possibilités, les étapes suivantes nécessaires (isolation bâtiment, aménagement du territoire et étalement urbain, politiques de transport en commun) ne pouvant être que le fait des politiques. Que faire ?

- le pré-requis à la résolution du problème écologique n’est’il pas de se défaire du modèle économique libéral, celui-ci allant par essence dénaturer les solutions proposées pour en faire des solutions à bénéfice à 2 chiffres (greentech) donc pousser à la consommation rapide, en tous les cas constante donc à l’épuisement des ressources (lithium, uranium, métaux des éoliennes, carbone des avions, etc..) ? On rejoint ici le débat : croissance verte ou décroissance ?

- les PVDs doivent’ils se voir attribuer un objectif contraignant à Copenhague quand leur bilan par habitant reste faible et que les responsables historiques des émissions (UE et USA) ne prennent d’engagements majeurs ? N’ont ils pas le droit de se développer ? (La devise des néolibéraux, en vigueur en ce moment à Copenhague : le développement des autres s’arrêtent là où commence le mien..)

- qu’est que le développement ? (oh putain, la question du bonheur, encore ! mais on s’en fout….)

- nous faut’il un De Gaulle ou un Churchill pour impulser des changements ? Serait-ce même suffisant ? (y’en a même un qui a parlé d’Hitler pour illustrer les politiques de grands travaux. A failli passer par la fenêtre celui-là)

- la France fait la maligne avec ses engagements à -20 voire -30% de réduction pour 2020 mais le fait qu’elle ait réussi à rentrer dans la cible de Kyoto (-8% en 2012 par rapport à 1990) ne vaut rien car si on regarde comment elle a fait, c’est le résultat des industries et des délocalisations alors que le transport, le logement et l’agro-alimentaire continuent d’augmenter donc aujourd’hui la France n’a pas les moyens de ses ambitions.. Est ce qu’on nous ment ? Est-ce qu’on nous spolie ? (non, Arlette n’était pas dans la salle mais je la soupçonne d’avoir de nombreux petits neveux…)

Je ne vous relate pas les conclusions mais suis dispo pour en parler là encore. Le kit nécessaire : plusieurs heures, une bouteille d’Armagnac ou de whisky 12 ans (pas bon pour la planète l’alcool…) et la possibilité de vous faire engueuler le lendemain parce que vous ne gérerez pas les enfants

3) les jésuites sont des gens formidables (oui, c’est moi qui écrit ça…). Pour moi un catho était un curé ou une bigotte versaillaise. Et bien le frère qui avait organisé la conférence à l’ICAM était un trentenaire habillé en jean et polaire qui n’avait que le mot justice sociale à la bouche et qui m’a expliqué qu’un jésuite était quelqu’un qui se concentrait sur le social, se devait d’avoir un emploi civil (lui était éducateur), n’avait pas d’offices religieux obligatoires à célébrer, vivait en coloc avec d’autres frères et devait une fois par an partir 1.5 mois sur les routes sans argent en demandant le gite et le couvert . Lui avait passé 2 ans dans la jungle amazonienne à mettre par écrit une langue qui n’existait qu’oralement et à former les jeunes des populations indigènes jusqu’au bac pour leur permettre d’accéder aux hautes études et devenir avocats ou ingénieurs et ainsi pouvoir se défendre contre les scieries industrielles qui accaparent leurs terres. Moi j’dis quand réaliser l’œuvre de Dieu, c’est ça, alors pourquoi pas… Merci à lui en tous les cas pour l’organisation et le temps passé ensemble

4) est-ce que ce que je fais est utile ? Le premier coup : 15 personnes donc, dont 6 étudiants, 6 profs, la responsable du CDI et 2 frères jésuites. Bilan : des applaudissements mais seulement deux étudiantes qui repartent interrogées et la responsable de CDI qui veut répéter l’opération parce qu’elle a trouvé ça super. Le second coup : 20 personnes. Bilan : une discussion super intéressante pour moi mais que des convaincus/connaisseurs dès le départ. Alors me dit Momo (je dénonce l’ami qui était dans la salle) : faut passer à l’étape d’après, qu’est ce que tu penses de la case politique ? Ça, c’est une bonne question… On en reparle ?

Je finirai cette semaine par un lien vers les dernières news venant de Copenhague, pas très folichonnes. Si vous avez pris le temps de feuilleter la présentation, vous constaterez l’écart entre ce qu’il faudrait faire (planche 9), ce qui se discutait avant la conférence (commentaires de la planche 9) et la tendance d’hier à Copenhague. Je crois qu’il y a définitivement quelque chose de pourri dans l’état de Danemark

Non, je ne déprimerai pas, les étudiantes étaient mignonnes, le déjeuner avec le frère jésuite revigorant et je vais déjeuner avec Maurice lundi pour parler politique. Comme disait Etienne Mougeotte : “De l’humain, de l’humain, de l’humain”. Je vous souhaite une bonne semaine.


Revue de presse

9 décembre 2009

J’ai un peu de retard cette semaine, je dois le concéder.. Mais j’ai une bonne raison, je suis en train de préparer mon intervention sur la dette écologique  et le réchauffement climatique pour une conférence à l’ICAM ce vendredi 11 et un atelier du Forum “Urgence climatique, justice sociale” ce samedi 12 (je refais de la pub, au cas où…)

Cette semaine, je vous livre donc plutôt mes lectures et les sentiments que ça m’inspire en commençant par la phrase philosophique du jour, qui m’est venue ce WE : il n’y a pas d’écologistes, il n’y a que des gestes écologiques (ouaaaaaaaaaah… bon d’accord, c’est un copier/coller d’une phrase qui me tient à cœur et qui dit : “Il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour”)

1) Pinocchio, c’est fini

Il n’a pas été avalé par la baleine mais il a décerné son prix.  Je vous en avais parlé dans le “Blog à Max” le 7 novembre et bien le 24, les Amis de la terre ont relayé l’avis des 7495 votants. Vainqueurs : Bolloré, Total et EDF. Suis content pour EDF qui l’a emporté dans la catégorie Greenwashing, m’ont énervé ces bobos en pleine page qui trouvent que bosser pour EDF, c’est écolo … Comme si moi, je considérais que travailler sur un avion de transport militaire, c’est faire de l’humanitaire

2) Habitat

Pour Laurent et Sylvain, un article intéressant sur une maison passive à 100 000 euros (je demande à voir mais le projet a de la gueule, cohérent sur les choix techniques en plus), sur un site internet sympa. Naviguez un peu dedans, y’a des pages sur le triple vitrage, la ventilation double flux, le solaire photovoltaîque qui sont bien faites.

3) Consommation : les écolos, tous des salauds ?

Pour Thibault, un article du même site qui suit notre discussion de ce WE : est-ce que changer mes habitudes de consommation changera le monde ?

Je trouve cet article intéressant car il rejoint un concept que j’ai déjà abordé dans le “Blog à Max” dans l’article sur la compensation carbone : celui du paradoxe du petit geste. Ce paradoxe me pousse toujours à vanter les mérites du bilan carbone, qui aide à avoir une vision globale du sujet (des gestes écolos, il y en a des milliards, c’est leur importance relative par rapport aux autres et surtout par rapport à ce qu’on ne fait pas, qui en fait des gestes efficaces). L’article met en plus en exergue le caractère égoiste de l’écolo bobo (référence à un article de “Nature”). Intéressant. Il met aussi en avant une conviction qui s’affirme de plus en plus chez moi : la clé du succès n’est pas dans le changement culturel et dans les actes de sensibilisation de la population mais dans des mesures fortes (allez j’avance le terme coercitives), dans la gouvernance, c’est à dire en passant nécessairement par la case politique. J’admire d’ailleurs qu’un anglais puisse écrire “un changement dans les modes de consommation a peu de chance d’être efficace s’il n’est pas soutenu par des mesures gouvernementales

4) Comment le libéralisme et la libre concurrence rendent illégale la consommation alimentaire locale ?

Ca vient de la revue “Silence” du mois d’Octobre, excellente revue décroisso-écolo-alternative faite à Lyon par des chtits gars qui n’en veulent (dispo à la biocoop à Toulouse, mais qui fait aussi un joli cadeau de Noel en format abonnement annuel). Le paragraphe, c’est “relocalisation illégale”. C’est beau la mondialisation:

5) Martine à Copenhague

La série des albums de jeunesse Martine (je viens de recevoir en cadeau pour ma fille “Martine à la mer”, merci cousine Aurélie) devrait en effet se doter sous peu d’un nouveau titre. En effet, m’am Aubry a décidé d’aller au sommet moooooooondial comme disait Coluche, non pas pour visiter l’usine Carlsberg (je dis pas ça par vilénie mais parce qu’elle a été reconvertie, pas Martine, l’usine, en prison pour activistes par les autorités, Le Monde du 25/12/09) mais pour clairement signifier à tous : l’écologie, c’est dans le PS. J’en veux pour preuve cet article du Monde du 3 décembre qui m’a laissé pantois : Martine a dit

Je ne sais pas qui l’a écrit pour Martine mais tout y est : proposition de taxation des transports de marchandise (demande du WWF car maritime et arien sont pour l’instant exemptés de quotas, peu le savent mais c’est à noter et ça devrait être discuté au COP15), demande de transfert de technologie et financement à hauteur de 100 milliards des pays du Sud (somme importante, demandée par plusieurs ONGs dont Oxfam, ce sujet étant celui de la conférence de samediet hop repub-), promotion d’une agriculture locale et vivrière (c’est nos paysans exportateurs qui apprécieront, moi j’approuve mais eux….), promotion d’une organisation mondiale de l’environnement gérée par l’ONU., taxation sur les flux financiers (ATTAC mais repris par Borloo/Jouano, à hauteur moindre : 0.01% contre 0.1% pour ATTAC).  On y trouve même du

  • concilier l’engagement environnemental et le combat pour la justice sociale“, quasi titre de la conférence de samedi, montée, je le rappelle par le Collectif contre la mondialisation libérale (ATTAC à la manoeuvre)
  • New Deal” agricole mondial : emprunté au “Green Deal” de Cohn-Bendit ?

Bref, tout y est, les chiffres sont les plus ambitieux qui circulent à l’heure actuelle dans les différents milieux écologistes et de solidarité internationale donc plus vert que Martine tu meurs. Reste à savoir ce que ça va donner dans ses rangs et si l’extrème droite du PS (le sieur Dominique) appréciera ces élans de solidarité internationale.

Pour ma part, de 2 choses l’une, soit elle fait du Sarko (je vends tout à crédit sans avoir le produit en magasin et j’ti fait un joli prix et j’ti donne ma femme….avec le plus grand cynisme) et elle ne verra pas mon bulletin de si tôt, soit elle y croit et elle arrive à l’imposer et dans ce cas, je voterai PS.

Bon, ok, je rêve, j’suis pas près de voter PS..


Urgence climatique à Toulouse !

22 novembre 2009

Ne vous fiez pas au titre, la Garonne ne va pas s’élever d’un mètre, les platanes ne vont pas se transformer en palmiers et le dinosaure de l’entrée du Muséum est déjà mort (pas l’éléphant d’Asie, le ptérodactyle qui est au plafond).

Appel donc à tous les toulouzinzins (pour ceux à qui j’ai envoyé un mail, sautez le premier paragraphe, c’est la même accroche que mon mail, vous allez trouver que je radote, ce que je fais de toute façon même sans envoyer de mails en parallèle)

Comme plusieurs d’entre vous doivent déjà le savoir, la société civile se mobilise en ce moment pour faire pression sur les décideurs politiques (c’est beau… je commence à parler comme un tract d’ATTAC…) pour que le sommet de Copenhague du 5 au 12 décembre 2009 réussisse à faire s’entendre 192 pays sur des objectifs contraignants de réduction des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050 (Copenhague est une continuité de Kyoto), à savoir le fameux facteur 4 : diviser par 4 d’ici à 2050 nos émissions de gaz à effet de serre par rapport au niveau de 1990. Ca s’appelle l’ultimatum climatique (signez la pétition comme on dit)

Sur Toulouse s’est constitué à ce titre un collectif original, non pas par son nom (“collectif Copenhague”..) mais parce qu’il a réussi à mettre autour de la table et à faire parler d’une même voix partis politiques, organisations syndicales et ONGs (liste exhaustive : Amis de la Terre, Association Vélo, ATTAC, Chiche, CIDES, Confédération paysanne, DAL, France Amérique Latine, FSU, groupe local OXFAM-France-Agir ici, les Petits débrouillards, La Pirogue, RESF, Solidaires 31, Alternative Libertaire, les Alternatifs, AMP, Europe-Ecologie Midi Pyrénées – Les Verts, NPA, Parti de Gauche, Le Parti Occitan et le collectif contre la mondialisation libérale) et qui a organisé pas mal de choses sur novembre/décembre.

J’y ai participé (réunions rigolotes avec tout ce beau monde, dans le local des Verts à Toulouse) au nom de l’association Oxfam , pour qui je travaille un petit peu donc je vous relaie, avant que des flyers divers et variés ne fleurissent sur Toulouse, l’agenda des mois de novembre et décembre de toutes les manifestations qui sont nées de ce collectif (ou de l’un des membres)

  • Lundi 9 novembre Départ pour Copenhague à vélo (initié par Matthieu MONCEAUX) – Assos vélo Toulouse et Amis de la Terre Rdv 12 h place du CAPITOLE
  • Mardi 17 novembre Conférence sur les Glaciers pyrénéens par les Amis de la Terre 20H30 à la salle du SENECHAL
  • Jeudi 26 Novembre Les enjeux de Copenhague 20H30 salle du Sénéchal Geneviève AZAM, conférence-débat organisée par Attac Toulouse et les Amis du Monde Diplomatique
  • Lundi 30 Novembre Conférence Salle du Sénéchal à 20H30 organisée par Europe Ecologie Midi Pyrénées
  • Samedi 5 Décembre (Week-end avant le 12 décembre, date du rassemblement à Copenhague) : conférence de Presse à 11h du collectif Copenhague, sous l’arche de la médiathèque
  • Samedi 12 décembre (Temps fort international et à Copenhague) :
    • convergence vélo par le collectif Copenhague 10H-12H
    • Forum Social Local « Urgence climatique, justice sociale » au Mirail par le Collectif Toulousain Contre la Mondialisation Libérale 14H
    • Conférence Salle du Sénéchal à 20H30 organisée par le réseau Sortir du Nucléaire organise avec Alain de Halleux, réalisateur du film « RAS nucléaire, rien à signaler », spécialiste des « travailleurs du nucléaire ».

Je précise que je participe au forum social “Urgence climatique, justice sociale”, au nom d’Oxfam où j’animerai une table ronde  sur la dernière campagne de l’ONG (sujet A10) :  Changement climatique : ça chauffe pour les pays du Sud !

Le programme complet de l’après-midi du 12 décembre est le suivant, beaucoup de sujets intéressants (surtout le A10 !) :

  • A1 : Peut-il exister un capitalisme vert ? (Michel Husson, conseil scientifique d¹Attac)
  • A2 : La fiscalité écologique en question (Vincent Drezet , Syndicat National Unifié des Impôts)
  • A3 : La crise climatique : analyse critique des rapports d¹experts, du GIEC (Les Petits débrouillards)
  • A4 : Le nucléaire, alternative à la crise climatique ? (M-Ch. Gamberini et Collectif Anti-Nucléaire Toulousain (à confirmer))
  • A5 : Néocolonialisme français et problèmes environnementaux : l¹exemple de la Nouvelle-Calédonie (association La Pirogue)
  • A6 : Transports et crise climatique (Henri Célié, SUD-Rail, Philippe Mülhstein, conseil scientifique d’Attac)
  • A7 : Les enjeux de Copenhague (commission énergie Attac-Toulouse)
  • A8 : Gaz à effet de serre et engagements des collectivités locales (Amis de la Terre)
  • A9 : Le syndicalisme face à la crise environnementale (CGT, FSU, Solidaires)
  • A10 : le Sud et la crise climatique / Dette écologique du Nord (OXFAM)

En projet, selon la réponse des intervenants sollicités :

  • A11 : Agriculture et crise climatique (Conf.paysanne ?)

Pour la convergence vélo, je sais pas si j’en serai (je pense) mais quelques détails, qui vont s’enrichir au fur et à mesure de l’arrivée de la date sur le site de l’association Vélo Toulouse (chouette site à visiter pour les vélotaffeurs avec plein de service offerts quand on est adhérents ou pas)

Tenez-moi au courant si vous participez à l’un de ces évènements, ce serait sympa.

Pour finir, pas en lien direct avec le collectif Copenhague mais en lien avec mon engagement chex Oxfam (vous suivez ?), je ferai aussi une conférence à l’ICAM le vendredi 11 décembre de 12h à 13h sur le même sujet (un peu plus généraliste, orienté réchauffement climatique…). Y’a bien moyen que je me plante pour ces grandes premières des 11 et 12 (enfin presque, puisque j’avais présenté un truc sur les paradis fiscaux à Science po en avril) donc si vous voulez vous foutre de ma gueule, vous êtes les bienvenus (mais mettez-vous dans un coin, pour pas que ça se voit trop, Laurent l’avait très bien fait en avril …)


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